Le nucléaire : la vraie énergie de la transition énergétique ?

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Quels choix sont à disposition pour réorienter la politique énergétique ? L’objectif premier étant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la solution des hydrocarbures doit rapidement être écartée. Seules alternatives donc, les énergies renouvelables et le nucléaire. Cependant malgré les nombreux investissements de ces dernières années (éolien off-shore, solaire, et biogaz), les ENR représentent à peine 10% du mix énergétique. De son côté, Henri Proglio, à la tête du plus grand parc nucléaire mondial  prévenait  il y a quelques temps à l’Assemblée Nationale que la rénovation des installations n’aura de sens qu’avec un soutien appuyé de l’Etat

La question de l’urgence du réchauffement climatique :

Responsable de plus de 60% des GES, les hydrocarbures (pétrole, gaz, charbon) représentent une vraie menace à court terme. Comme le soulignent les experts du GIEC mais aussi de l’IFPen : « la concentration en CO2 est ainsi passée de 280 ppm en 1970 à 390 en 2011 ; mais elle ne doit en aucun cas dépasser 350 ppm si on veut limiter la hausse des températures à 2 °C ». De la Chine aux Etats-Unis, la prise de conscience devient planétaire, dans une récente étude de la CDC climat, il était ainsi montré que parmi les 36 pays développés signataires de l’accord de Kyoto, les objectifs de réduction d’émission de CO2 avaient été tenus.

L’insuffisance des énergies renouvelables

Pour incarner le volontarisme des pouvoirs publics en la matière, le précédent gouvernement a mis en place le programme des investissements d’avenir. Depuis lors, de nombreux projets ont été lancés en partenariat avec l’Agence Nationale de la Recherche. En ce qui concerne les énergies renouvelables, le Commissariat général à l’investissement a confié à l’Ademe la gestion des chantiers. Parmi ceux-ci on compte notamment EOLIFT pour « une turbine d’une capacité de 3 mégawatts », ou encore le « Guépard » pour développer une nouvelle génération de cellules photovoltaïques. Néanmoins, les ENR restent une part marginale du mix énergétique, alors que le contexte budgétaire interdit d’envisager de renouveler ces initiatives. Enfin il y a  quelques mois  déjà,  l’Office parlementaire de l’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques soulignait le problème technique de l’intermittence des ENR

Le nucléaire : une solution pour assurer la transition

Le premier à l’avoir affirmé, c’est Henri Proglio devant la commission d’enquête sur le nucléaire. Cependant l’énergéticien prévient : « nos estimations montrent que le parc existant suffirait à peine à remplir 50 % du mix électrique en 2025-2030 ». De plus, le chef d’entreprise attend encore des garanties de l’Etat pour pouvoir financer le programme du grand carénage. De son côté la ministre Ségolène Royal considère qu’un « socle de production nucléaire à 50 % est un atout dans la transition énergétique qui s’engage ». Une position plus facile à assumer désormais que les écologistes sont sortis du gouvernement, toutefois cela ne répond pas à la question du renouvellement des unités de production…


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