L’avenir de l’éolien en France sera furtif

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Le groupe EDF EN, filiale d’EDF spécialisée dans les énergies renouvelables, a installé le mardi 17 mars dernier la première éolienne à pales furtives au monde sur son parc éolien “Ensemble éolien Catalan” situé dans la région Languedoc-Roussillon. Une nouvelle technologie d’éoliennes plus discrètes destinée à éviter les interférences avec les systèmes de radars. Élaborée selon le modèles des avions de guerre furtifs, cette technologie pourrait permettre à de nombreux projets de parc éolien bloqués pour des raisons d’interférences, de finalement se concrétiser.

Contrarié par la proximité de la station Météo France d’Opoul, l’Eco-parc Catalan, près de Perpignan, aurait pu ne jamais voir le jour sans le développement d’une nouvelle technologie de pales d’éoliennes  dites “furtives”. En effet, comme l’explique France 3 Région, la “furtivité” des pales a été choisie ici à la demande de Météo France en vue de réduire l’écho renvoyé par les éoliennes et donc d’atténuer sensiblement les troubles causés au bon fonctionnement du radar.

Au total, 35 turbines conçues par la société danoise Vestas seront inaugurées sur le plus grand parc éolien de France d’ici l’été prochain. D’une capacité de 96 MW, ces éoliennes auront nécessité un investissement de 130 millions d’euros et seront les premières éoliennes “furtives” en activité au niveau international.

Ces éoliennes conçues pour ne pas interférer avec les systèmes de radars aériens pouvant couvrir certaines zones disposent selon le fabricant danois, premier fabricant d’éoliennes au monde, de nouvelles lames et de signatures radars plus faibles inspirées de la technologie militaire. “Les pales dites furtives renvoient cinq à dix fois moins d’ondes radar qu’une pale classique. Cela permet de réduire l’effet de masquage qui empêche le radar de voir derrière les éoliennes”, explique Emmanuel Jaclot, directeur général adjoint d’EDF Énergies Nouvelles, développeur du projet.

Si cette technologie est encore en phase de développement et d’expérimentation sur les marchés britanniques et américains notamment, EDF EN a déjà testé cette nouvelle génération de turbines dans un parc éolien d’Auvergne et sera donc le premier exploitant à les mettre en service. Une initiative que l’on comprend aisément lorsque l’on sait que plus de 6000 MW de projets éoliens sont actuellement bloqués en France en raison de possibles interférences avec des radars militaires ou météorologiques.

L’armée de l’air française par exemple, très active ces dernières années du fait de ses différentes interventions en Afrique, dispose de nombreux espaces aériens destinés à la formation et au vol de basse altitude. Autant d’espaces inexploitables pour une filière éolienne en pleine expansion et dont les turbines peuvent faire parfois jusqu’à 150 mètres de hauteurs.

En Grande-Bretagne, ce conflit d’interférences avec les opérateurs radars (civils ou militaires) serait à l’origine de la moitié des refus de permis de construire de parcs éoliens.

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